Bonsoir à toutes et à tous !
Les brèves du 24 au 30 novembre 2025 sont disponibles.
Cette semaine :
🩰 Des tutus au racisme : un youtubeur français autorise l’utilisation de son double numérique
Un créateur en ligne ouvre la voie à un débat sur l’usage éthique des avatars numériques.
📵 Couvre-feu numérique et interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : un mal nécessaire ?
Les nouvelles mesures de régulation relancent la discussion sur la protection des mineurs face aux plateformes.
🎧 SoundCloud lance une nouvelle voie “royale” grâce à la rémunération totale de ses artistes
La plateforme dévoile un modèle qui pourrait rebattre les cartes du streaming musical.
👁️ La liberté d’un œil face au droit de ceux qu’il regarde
Une nouvelle affaire questionne les limites entre liberté d’expression visuelle et droit à l’image.
💎 Van Cleef & Arpels : victoire judiciaire contre la contrefaçon
La maison de joaillerie remporte un procès marquant dans la lutte contre les imitations de luxe.
Bonne lecture,
Le collectif !
Des tutus au racisme : un youtubeur français autorise l’utilisation de son double numérique

Même si elle commence à s’essouffler, une récente tendance sur les réseaux sociaux consistait à utiliser un caméo du youtubeur le plus suivi de France, et de le mettre en scène grâce à l’IA, en l’occurrence Sora 2, développée par OpenAI.
Brièvement, un caméo est une courte vidéo permettant à une IA de reproduire à l’identique une voix, un visage, créant ainsi un « double » numérique. Pour utiliser le caméo d’autrui, chaque utilisateur devait en avoir l’autorisation préalable. Initialement Sora 2 avait opté pour le système du « opt-in », donc du simple retrait de vidéos non-autorisées. Après les publications massives de vidéos illégales, l’entreprise est passée au système du « opt-out » : sans autorisation, la vidéo ne peut être publiée.
Tibo Inshape, le youtubeur français aux 27 millions d’abonnés, a autorisé sa communauté fin octobre 2025 à utiliser son caméo, donc sa voix et son visage, sur Sora 2. Cette fonctionnalité étant restreinte en France, le vidéaste a contourné la restriction à l’aide d’un VPN.
Une, puis deux, puis des milliers de vidéos ont inondé les réseaux sociaux. Si elles se voulaient drôles initialement, habillant le bodybuilder de tutus roses, la trend a très vite franchi une « ligne rouge » comme le mentionnent Matthieu Eugène et Catherine Verdun dans BDM. Des vidéos à caractère majoritairement raciste ont très vite pullulé, esquivant les différentes modérations automatiques. Si l’autorisation a été donnée initialement dans un but humoristique, elle a très vite été détournée à des fins idéologiques, majoritairement islamophobes, grossophobes et misogynes, prohibés par la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Le 30 octobre 2025, le vidéaste réagit sur Tiktok : « Des personnes me font dire des mots problématiques que je ne valide pas, mais c’est dans le cadre d’une trend Tiktok […] d’autant plus que ce n’est pas moi qui le dis directement […] et quand je lis les commentaires, tout le monde kiffe ces vidéos ». Si d’un côté, le youtubeur désapprouve les vidéos en question, il les justifie par le fait qu’une part des utilisateurs les trouve drôles, et par le fait que c’est ‘son double’ qui prononce les phrases problématiques. Si ce positionnement est discutable, il n’est pas pour autant le cœur du sujet.
Cette tendance a mis en avant de nombreux problèmes liés à l’IA, qui se répandent de plus en plus. Tout d’abord, si un filigrane apparaît sur ces vidéos initialement, il est possible de le retirer. Si les vidéos générées par IA il y a 2 ans étaient d’une qualité moindre, aujourd’hui certaines trompent l’œil d’utilisateurs aguerris. Dès lors, comment imaginer qu’un utilisateur, notamment plus âgé, moins renseigné sur le sujet, remarque qu’il s’agit d’une vidéo générée par IA ? Comment être certain qu’au cours des cinq prochaines années, aucun événement malheureux ne soit provoqué par la crédulité de personnes non-averties, soumises à des vidéos ultraréalistes générées par IA ?
De plus, ces vidéos ont mis en avant les failles innombrables de la modération sur les réseaux sociaux. Le contenu proposé sur ces plateformes évolue, désormais grâce notamment à l’IA, mais la modération n’évolue pas proportionnellement dans les faits. Aujourd’hui, le 23 novembre 2025, il est possible de discriminer en ligne en utilisant la voix et le visage d’une personne physique, grâce à l’IA.
Un utilisateur doit se sentir en sécurité. Aujourd’hui, il ne l’est plus. La modération doit s’adapter, la sensibilisation des populations les moins averties mais de plus en plus connectées doit se développer, les contenus générés par IA doivent être annoncés comme tels de manière plus évidente, et les utilisateurs qui contournent les règles doivent être sanctionnés plus sévèrement. Un utilisateur doit pouvoir avoir confiance dans le numérique, et s’y sentir en sécurité. Si ces vidéos ont pu faire sourire certains utilisateurs, quid de leurs réactions quand un second utilisateur emploiera le caméo d’un proche du premier pour propager des discours de haine ?
Sources:
- https://www.blogdumoderateur.com/tibo-inshape-sora-video-ia/
- https://vm.tiktok.com/ZNR1pgpwp/
- https://www.ddg.fr/actualite/quand-limage-dun-influenceur-devient-un-terrain-dexperimentation-pour-lia-le-cas-tibo-inshape-et-sora-2
Romain TRINQUIER
L’établissement un couvre-feu numérique et l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : un mal nécessaire ?

Les députés de la majorité présidentielle ont déposé ce mardi 18 novembre une proposition de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, ainsi qu’à établir un couvre-feu numérique pour les 15-18 ans de 22h à 8h, laquelle est soutenue par la plupart des partis également alertés par les dangers de ces plateformes. Le texte s’inspire largement des préconisations de la commission d’enquête parlementaire sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs. L’interdiction pure et simple des réseaux sociaux aux moins de 15 ans avait en effet été rendue possible cet été par la Commission européenne.
Les autres dispositions du texte proposent également l’interdiction des smartphones dans les lycées, déjà en vigueur dans les collèges, et l’introduction de la notion de « négligence numérique ». Il encourage également le développement de campagnes de prévention sur les risques liés aux écrans, tel que l’ajout de messages sur l’emballage des smartphones.
Plusieurs points nécessitent encore une attention particulière :
Pourquoi 15 ans ? L’âge fait consensus au sein de la communauté scientifique, moment jugé de fragilité pour les jeunes. Il permet aussi de justifier le couvre-feu de 22h à 8H, de nombreuses études révélant que le sommeil des adolescents est abîmé par la consommation excessive d’écrans le soir, impactant leur santé mentale.
Quelle définition retenir d’un réseau social ? Faut-il distinguer les plateformes au risque de créer une discrimination ? Les députés sont conscients que ce sujet risque de mener à de longues discussions. Laure Miller explique que les plateformes visées sont « toutes celles qui se caractérisent par un défilement de vidéos en continu, ce qui est le modèle TikTok décliné par de plus en plus de plateformes ». Elle exclut en revanche « les plateformes de messagerie instantanée comme WhatsApp ou Telegram, car elles sont beaucoup utilisées dans les activités extrascolaires des jeunes, ou pour dialoguer entre eux. Mais tout cela est à discuter ».
Les mesures peuvent paraître radicales, mais selon le sénateur macroniste Martin Levrier, il s’agit d’un mal nécessaire tant que les concepteurs d’applications ne respectent pas la loi. La proposition est donc envisagée comme une mesure à court terme pour protéger les jeunes. Le texte compte aujourd’hui 121 signataires et sera examiné début 2026. Un point ne fait pourtant pas l’unanimité : l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Certains relèvent que la mesure revient à faire reposer la charge de la responsabilité sur les jeunes plutôt que l’entreprise à l’origine du problème.
Sources:
- https://www.lemonde.fr/pixels/article/2025/11/18/les-deputes-macronistes-deposent-une-proposition-de-loi-pour-interdire-les-reseaux-sociaux-aux-moins-de-15-ans_6653864_4408996.html
- https://www.leclubdesjuristes.com/en-bref/une-proposition-de-loi-deposee-pour-interdire-lacces-aux-reseaux-sociaux-aux-moins-de-15-ans-13007/
Sara CHARLANNES
La nouvelle voie “royale” proposée par Soundcloud grâce à la rémunération totale de ses artistes

La fin du mois de novembre s’annonce plus chaleureuse pour les artistes indépendants de la plateforme Soundcloud ! En outre, les nuages se dissipent et laissent place à la rémunération complète de ces créateurs au titre de leurs travaux.
La plateforme allemande aux 320 millions de titres a annoncé qu’elle ne prélève désormais plus aucune commission sur les revenus des artistes distribuant leur musique via son service. Au sein de cette nouvelle politique, un seul slogan : « Diffuse ta musique partout, garde 100 % de tes royalties ».
Alors que l’industrie musicale est sujette à une résurgence de critiques vis-à -vis de la rémunération adéquate des artistes, Soundcloud affiche une volonté presque inédite de replacer les artistes au centre de son modèle.
Ce nouveau système des “fan-powered royalties” — redevances alimentées par les fans — est ainsi présenté comme plus équitable et inclusif, puisque les revenus dépendent des écoutes réelles d’un artiste. Une solution qui apparaît somme-toute surprenante tant elle semble évidente, mais détrompez-vous : il s’agit d’une véritable rupture l’ancien système de « pot commun », qui répartissait la rémunération des artistes en fonction des flux totaux de la plateforme. Principal quack dans ce système à la proportionnelle : le favoritisme des artistes les populaires, aussi appelée “méga stars” par la plateforme elle-même. Désormais, plus un auditeur écoute un artiste donné, pour celui-ci sera rémunéré.
Le régime moderne de rémunération intégral reste soumis à une condition d’abonnement à l’offre « Artist Pro » de la part des artistes. Ce service facturé 6,99 € par mois permet de distribuer les morceaux de ces derniers sur une soixantaine plateformes, dont Spotify, Apple Music ou Tik Tok, tout en conservant l’intégralité de leurs royalties. L’abonnement “Artist” à 2,99€ est version plus accessible du service existant, qui garantit également le gain de 100 % des royalties mais qui limite la distribution à deux morceaux par mois. Fait intéressant : les artistes peuvent également activer un bouton permettant aux fans de les soutenir financièrement directement sur SoundCloud — de quoi mettre en lumière la notion d’interactivité, un aspect connu de Soundcloud.
Cette annonce intervient après une polémique survenue en mai dernier, lorsque SoundCloud avait été accusé d’utiliser les œuvres déposées sur la plateforme pour entraîner des intelligences artificielles. La société avait catégoriquement démenti ces allégations. Selon elle, l’IA générative est encadrée par des conditions strictes et n’est utilisée que dans la détection de contenus et de la lutte contre la fraude. À la suite de ce scandale, la plateforme a clarifié ses règles : l’entraînement d’IA générative sans l’accord explicite de l’artiste est strictement interdit.
Pour Eliah Seton, PDG de SoundCloud, la plateforme a toujours placé les artistes au premier plan. Quoi qu’on en dise, cette nouvelle offre constitue une avancée notable vers une distribution plus directe et une monétisation plus équitable. Le fait de valoriser concrètement l’engagement des artistes et de leurs auditeurs reste de bon augure pour une industrie musicale dont les problèmes ne sauraient être entièrement résolus. Ce n’est d’ailleurs pas ce que l’on attend de SoundCloud, qui semble l’avoir compris en proposant une protection mesurée.
Sources
- https://mixmag.fr/read/soundcloud-le-fan-powered-royalties-reverse-100-des-gains-aux-artistes-news/
- https://www.tsugi.fr/soundcloud-annonce-reverser-lintegralite-des-royalties-aux-artistes/
- https://help.soundcloud.com/hc/fr/articles/1260801306810-FAQ-sur-les-redevances-aliment%C3%A9es-par-les-fans
Lana PHUONG
La liberté d’un oeil face au droit de ceux qu’il regarde

“Si regarder c’est être libre, photographier aussi ; je retiens ma respiration et je déclenche”.
Si vous aimez la photographie, que vous soyez sensible à elle en tant que spectateur ou bien amateur, ne passez pas à côté de Luc Delahaye. Né en 1962, grand photoreporter de guerre dans les années 1990 et ancien membre de l’agence Magnum, Luc Delahaye fait partie d’une génération de photographes qui a retravaillé l’articulation entre pratiques documentaires et artistiques.
En ce moment, du 10 octobre 2025 au 4 janvier 2026, vous pourrez découvrir son travail “ Le bruit du monde” au musée du jeu de Paume. Luc Delahaye capture la réalité telle qu’elle est, il veut nous en transmettre ces subtilités, ces absurdités et puis surtout sa beauté. Baudelaire utilisait le plomb de la vie pour créer l’or de la poésie, Luc Delahaye utilise la cruelle actualité pour peindre la beauté de l’humanité. Il manie son art à merveille, parfois en ne saisissant que l’instant miracle qui ne revient jamais, parfois par la construction minutieuse et ambitieuse d’une véritable fresque photographique.
Aujourd’hui, ces instants miracles sont compromis, l’anonymat des modèles qui fait le bonheur des photographes se retrouve confronté à un véritable obstacle. L’anonyme dégaine alors sa botte secrète rendant en un coup de baguette la photographie d’aujourd’hui frileuse et prudente ; le droit à l’image. Ce qu’aime Luc Delahaye par dessus tout ce sont ces moments de grâce où l’autre enlève son masque, ne prend plus garde, où votre voisin dans le métro regarde par la fenêtre oubliant soudain les néons blafard du train, ce sont les regards discret des invisibles à nos yeux, que seule l’objectif de l’appareil peut nous révéler.
Et pourtant, cette ambition artistique s’est retrouvée confrontée à la réalité, cette réalité tant chérie s’est retournée contre lui en 2004. Après une série de photos appelées “l’Autre” où Delahaye s’est amusé à photographier des inconnus dans le métro parisien, celui-ci est poursuivi par plusieurs de ces anonymes pour atteinte à leur droit à l’image. Que privilégier ? La création artistique et l’information ou le droit à l’image ? C’est ce que la cour a tranché, et elle l’a fait en faveur de la photographie.
Le tribunal les a déboutés en estimant que les plaignants n’étaient pas présentés « dans des situations humiliantes ou dégradantes ». Il a, au contraire, souligné « l’humanité des personnages, ainsi que celle du regard du photographe qui traite ses sujets avec respect et tendresse ». Il a affirmé le fait qu’il convenait de privilégier la liberté d’expression artistique sur le droit à l’image des personnes.
C’est la victoire de la liberté artistique, de la liberté de regarder, de la liberté de photographier, si chère au cœur des photographes. Saisir l’instant, un visage, un regard, un ou une inconnue au travers des rues, des gares, des trains, des ports, c’est ce que le tribunal favorise aujourd’hui. Cette liberté n’est pas absolue, mais elle est suffisante, car la vraie liberté se trouve dans le regard affûté du photographe ou dans les yeux touchés de celui qui regarde la photo.
Si vous aussi vous êtes parfois bouleversé par les yeux figés d’une inconnue, par les photos du monde et des bruits qui le rempli, n’hésitez plus et partez à la rencontre d’un objectif orignal, d’un œil sensible, au final, d’un photographe qui révèle l’humanité sur la fine pellicule de son appareil : Luc Delahaye.
Sources:
- https://www.village-justice.com/articles/droit-image-cede-face-liberte-creation-artistique,54918.html
- https://jeudepaume.org/evenement/exposition-luc-delahaye/
- https://www.lemonde.fr/archives/article/2004/06/17/un-jugement-limite-le-droit-a-l-image-au-nom-de-l-art-et-de-l-information_369370_1819218.html
- https://www.lefigaro.fr/2007/08/27/03004-20070827ARTFIG90299-le_sacro_saint_droit_a_l_image_battu_en_breche.phphttps://www.cleptafire.fr/portfolio/le-metro/
Clémence ROUSTIT
Van Cleef & Arpels : victoire judiciaire contre la contrefaçon

Le 6 novembre 2025, la société Van Cleef & Arpels, soutenue par Cartier et la maison mère Richemont, a remporté une bataille judiciaire majeure contre plusieurs entreprises commercialisant des bijoux imitant les célèbres motifs de la collection « Alhambra ». Cette décision fait suite à une série de jugements rendus tout au long de l’année 2025, confirmant la robustesse de la protection intellectuelle de Van Cleef & Arpels sur ses modèles.
Les faits : imitation servile du motif Alhambra
Depuis 1968, le motif quadrilobé d’Alhambra, devenu un symbole du style et de la renommée de Van Cleef & Arpels, est au cœur de la stratégie de la marque. Plusieurs structures concurrentes proposaient des bijoux reprenant servilement ce motif, y compris les lettres VCA gravées sur les bijoux, créant ainsi un risque de confusion auprès du public. Le tribunal judiciaire de Marseille a constaté que cette imitation portait atteinte à l’originalité des créations et constituait une contrefaçon explicite des droits d’auteur de la maison de joaillerie.
Une jurisprudence qui protège les maisons de luxe
Les juges ont ordonné l’arrêt de la commercialisation des bijoux litigieux, leur destruction, et condamné les défendeurs à verser des dommages et intérêts pour contrefaçon et concurrence déloyale. Ce jugement s’inscrit dans la tendance judiciaire française à renforcer la protection des maisons de luxe contre les pratiques parasitaires et le plagiat, tout en distinguant clairement l’inspiration légitime de l’imitation illicite.
Éclairage sur la concurrence et le parasitisme
Si Van Cleef & Arpels et Cartier ont remporté des actions contre des fabricants et distributeurs moins connus, la justice a adopté une analyse plus nuancée face aux grandes maisons comme Louis Vuitton. En mars 2025, la Cour de cassation a rejeté l’action en parasitisme initiée par Richemont et Cartier contre Louis Vuitton, estimant que le motif de la collection « Color Blossom », lancé en 2015, ne constituait pas une imitation fautive mais une réinterprétation dans la tendance du moment.
Conséquences pour la propriété intellectuelle des bijoux
L’arrêt du 6 novembre 2025 consacre une protection accrue pour les créations originales de Van Cleef & Arpels et rappelle l’importance de l’identité visuelle et de la renommée dans l’industrie du luxe. Les actes de contrefaçon ne se limitent plus à une copie littérale, mais englobent aussi les rapprochements évocateurs qui trompent le consommateur et nuisent à l’image des maisons prestigieuses.
Sources: